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Michel Vincent : le grand livre du vieil Alès disparu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Un ouvrage extraordinaire !

Alès, rasé par un iconoclaste, a vu s'effacer dans le néant cette image restée encore accrochée au fond du cœur des Alésiens qui l’ont connue. Les démolitions débutèrent en 1955 pour atteindre leur sommet en 1965, et se poursuivre jusqu’à la fin des années 1970, sous une autre municipalité. La vieille ville du Moyen-Age fut rasée sur environ les trois quarts de sa superficie (2 500 logements) donnant à Alès la deuxième place au rang des villes françaises reconstruites (après Lille et en proportion des populations).
Le chantier de démolition d'Alès, vision infernale, ne s'effacera jamais des yeux de ceux qui l’ont vécu. Revoir les images de ces rues anciennes, celles des monuments historiques, patrimoine irremplaçable, les émeut à chaque fois.

 

Les remparts (los baris) protégeant les habitants des inondations et des envahisseurs, furent plusieurs fois démolis, puis reconstruits et agrandis à mesure que la ville prenait de l'importance et enfin définitivement détruits et interdits après la grâce d'Alais en 1629 ; Edit qui mettait fin aux guerres de religion et à la souveraineté des seigneurs d'Alais et d'Anduze.

Toutes ces rues, ces places et monuments que nombre d'Alésiens ont connus, habités, parcourus, méritaient qu'on leur consacra un travail de recherche et de conservation. C’est ce qui a été fait une première fois en 1988 en collaboration avec de Jean Médard. Cette première publication : « Le vieil Alais disparu » donnait déjà un inventaire, assez complet de la ville détruite, lequel suscita chez les Alésiens, une curiosité grandissante pour participer à l’élaboration d’une nouvelle étude beaucoup plus complète. Hélas, deux de ses principaux auteurs, Lucien André et Jean Médard, ne sont plus là pour apporter leur touche personnelle, qui était certes plus aiguë, puisqu’ils avaient vécu ces moments douloureux.

Pour la présentation de ce travail, nous avons classé les rues par quartier et développé l’historique approprié. Nous n’avons pas réécrit l’histoire d’Alès, d’autres l’ont déjà fait avec une parfaite minutie : Maximin D’Hombre, Achile Bardon, Etienne Duclaux-Monteil, Marcel Bruyère, et plus récemment : Jean Rochette, Jean Favand, Lucien André, Jean Médard, Alain André, pour ne citer qu’eux... Nous n’avons fait que rassembler ces connaissances et en présenter une synthèse que nous souhaitons facile à lire pour le simple curieux de l’histoire d’Alès.

Michel Vincent, association pour le musée du Vieil Alais

(I) Rapport fait à l'Ecole d'Architecture de Montpellier.

 

 

 
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