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Henri Gely Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

31 janvier, triste anniversaire. Gérard Massebeuf dont la famille fut fortement et amicalement liée à celle d'Henri Gély n'a pas voulu laisser passer le 60ième anniversaire de la disparition de celui qui, pendant de nombreuses années, fut l'animateur tous azimuts de Salindres et dont les plus anciens se souviennent encore avec une certaine nostalgie empreinte d'une vive émotion. C'est pour rendre hommage à ce Salindrois d'exception que Gérard nous a fait parvenir ces photographies et ce texte retraçant la vie d'Henri Gély tragiquement disparu le 31 janvier 1953. C'était il y a 60 ans jour pour jour.

 

Organisateur, animateur, écrivain et bienfaiteur, Henri Gély a beaucoup donné à "son Salindres"

 

 

Pur Salindrois, fils de deux familles locales unanimement connues et estimées (Fernand-Eugène Gély et Virginie Audoyer), Henry Gély est né le 26 février 1905, à Salindres où il devait tragiquement décéder à l'âge de 48 ans, le 31 janvier 1953. Il était marié avec une banlieusarde nîmoise, Rose Sabatier, de Marguerittes. Il n'avait pas d'enfant.
Toute sa carrière professionnelle il l'a effectuée chez Pechiney. Tout d'abord au service comptabilité (caissier) puis au service Cité (chef de service) dont le bureau était au cœur de la ville, place Balard (ex Café d'Orient).

 

 

Animateur né

 

 

Soixante ans après sa disparition, les anciens Salindrois se souviennent fort bien de cet homme à la silhouette généreuse, coiffé d'un inséparable béret, fumeur de pipe et parcourant les rues de la ville à bicyclette ou à pied. On le trouvait à l'initiative de multiples manifestations locales qu'elles soient sportives, festives ou culturelles qui, à l'époque, animaient la cité. Côté sportif il était un animateur infatigable dans différentes équipes dirigeantes des disciplines que sont le football, le jeu de boule lyonnais, le ping-pong, le cyclisme, la gymnastique, etc... Côté festivités, avant la guerre 39-45, il animait le premier comité des fêtes de la ville.

 

 

Organisateur hors pair des fêtes

 

 

Après la guerre, il organisait les animations du 14 juillet (course en ville, jeux pour enfants, jeux nautiques à la piscine, défilé et retraite aux flambeaux, spectacle pyrotechnique etc.). Il était l'âme de la traditionnelle et populaire fête votive du premier week-end du mois d'août. Avec les jeunes de la "classe", il organisait et veillait au bon déroulement du programme de la "vote" tout en gérant la participation des forains (manèges, loteries, tirs buvette etc...) qui s'installaient, pour une semaine, au terrain municipal des fêtes. Les célèbres premières courses de vachettes dans des arènes constituées de charrettes sont également à mettre à son actif, tout comme l'organisation de la course cycliste du lundi de la fête votive (circuit: Salindres - Servas - route de Bagnols - La Liquière - Salindres avec arrivée, noire de monde, devant le moulin Daniel), qui réunissait les meilleurs coureurs régionaux Dumazert, Martinez, Burgat, Couteau, Bertrand, Maurin, etc... ou les meetings de boxe sur le ring dressé place Balard. Le tir à la cible, avec sa finale des rampeaux, qui faisait sensation au cours de la fête votive était également de son domaine. On lui doit aussi l'organisation de la fête du FECS (foot) à la place Balard ainsi que la fête de la boule Lyonnaise qui se tenait aux Isnards. Organisation de concours de belote, de concours de baby-foot et de concours de chant était inscrit dans son organigramme. Enfin, la grande fête des vétérans footballeurs, des années 1947-1952, avec sa parade folklorique dans les rues de Salindres qui draînait le tout Salindres au terrain de foot et son pittoresque match des ainés restera l'un des points forts des multiples initiatives que l'on doit à Henri Gély. Son esprit jeune lui valait de côtoyer toute la jeunesse salindroise et il n'hésitait pas à se joindre aux groupes des "conscrits" lors du passage au conseil de revision ou bien conduire des groupes de très jeunes spéléos à la découverte de grottes du côté de Tharaux. Quand l'occasion se présentait, il montait aussi sur les planches de la scène de la salle Balard où il tenait l'un des principaux rôles (les bergers, Cristau et Archimbau) dans la célèbre pastorale du "Patro Saint-André" dont il en était également l'un des animateurs. Il a ausssi prêté son concours à plusieurs groupes artistiques locaux ainsi qu'au Grand prix de la chanson, animé par Raymond Jaumes (Radio Cévennes), à la salle Balard.

 

 

Une vive activité professionnelle

 

 

Sur le plan professionnel il était également sollicité dans de nombreux domaines: social, logement, colonies de vacances et particulièrement celles qui avaient pour cadre les villes de Langogne, de Landos et de Pradelles (où ils comptaient de nombreux amis et connaissances), arbre de Noël Pechiney, prisonniers de guerre, service du travail obligatoire (STO), il était aussi responsable de la rédaction et de la diffusion d'un journal interne de l'usine "Le trait d'union" etc. Son lieu de travail au cœur même de la cité, lui permettait d'avoir les coudées franches et toutes les latitudes pour traiter de nombreux problèmes qu'ils soient ou non liés à l'usine. Il rendait d'ailleurs de multiples services aux habitants de Salindres et même à ceux de l'extérieur et s'occupait activement des logements du personnel (maisons moulées, cité du zinc, cités La Martine, les baraquements, les maisons Navay, les maisons et mas individuels appartenant à la compagnie) dont il en était le responsable du fonctionnement et du casernement. Il était fort apprécié par la colonie nord-africaine qui était établi à Salindres et il était pour elle un véritable papa poule. Pour les Nords-africains il était "le bon mossieu Henri". Et lorsqu'il le pouvait, il donnait un petit, voire un grand, coup de pouce aux candidats à l'embauche chez Pechiney. Plusieurs Salindrois et personnes des communes voisines lui doivent d'ailleurs leur carrière professionnelle à l'usine.
Cette liste n'est pas exhaustive et pourrait s'allonger de plusieurs chapitres. Toutefois elle situe bien le rôle important qu'a tenu Henri Gély à Salindres au cours de sa trop courte vie.

 

 

Correspondant de presse

 

 

Le domaine dans lequel il excellait c'était celui de l'écriture et il n'y avait pas son pareil pour écrire des poèmes ou pour rendre hommage à l'occasion de mariages, de naissances de départs à la retraite, de mutations professionnelles, de fêtes et d'obsèques (vous trouverez la copie du discours prononcé le mardi 11 janvier 1949 lors des obsèques de Roger Chanton en cliquant sur l'image ci-contre - origine de ce document Mairie de Salindres). Les allocutions et compte rendus discours qu'il écrivait pour les réunions et les assemblées générales étaient toujours écoutés avec attention par l'auditoire.

Enfin, il fut, pendant de longues années, correspondant de presse du journal "l'Eclair" avant de devenir, pendant près de 9 ans, celui de "Midi Libre" dès sa création (1944-1953). Il collaborait également à plusieurs journaux sportifs.

 

L'hommage de la ville

 

 

Un mois et demi après son décès, le conseil municipal, que présidait Pierre Pasquet, lui a rendu hommage dans sa séance du 19 mars 1953. Extrait : "Enfant de Salindres, Henri Gély a droit au témoignage d'estime et la reconnaissance publique pour les nombreux services qu'il a pu rendre à toute la population salindroise et ce dans tous les domaines, Et plus particulièrement dans les domaines du sport et des fêtes ou il a œuvré pendant plus de 25 ans. Le conseil municipal se faisant l'interprète de la population tout entière décide à l'unanimité d'honorer ce citoyen éminent en donnant son nom à l'une des voies publiques de Salindres. A partir de ce jour, la rue de Servas portera le nom d'Henri Gély".

 

 

On dit bien que "personne n'est irremplaçable", mais ici à Salindres les anciens sont unanimes pour reconnaître qu'il y a bien eu l'avant... et l'après Henri Gély.

 

 

Nous éviterons d'évoquer une page sombre qu'a connu Henri Gély dans sa vie. C'était à la "libération" (1944-1945) où la jalousie et la délation non fondée lui ont valu de connaître de bien pénibles moments. Il fut d'ailleurs rapidement réhabilité au grand soulagement de la population salindroise toute entière.

 

 

Gérard Massebeuf

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Aujourd'hui, Gérard Massebeuf partage avec nous trois nouveaux clichés. Vous pourrez trouver sur le site de nombreuses images où figure Henri Gely :

 

 

1948 - Football ***1948 - Les vétérans *** 1949 - Les vétérans *** Les conscrits *** Fête annuelle de la Boule Salindroise 1947/1950 *** 1947/48 - Les vétérans *** Années 30 *** Années 40, entre amis *** 1933 - Fête votive *** Années 40, club plein air *** 1936 - Création de la Boule Salindroise *** 1946 - Football *** 1952 - Football *** Années 30 - Football *** Années 30 - Football *** 1951 - Les conscrits *** 1927 - Football *** 1942 - Football *** Années 50 - football *** 1936/1937 - Football *** Patronage Saint André à La Louvesc *** 1948 - Football *** 1952 - Représentation théâtrale *** Années 1930 - Football *** Devant le Salon Bleu, rue Henri Merle .

 

 

 

 
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