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1943/44 - Saint Michel de Dèze

1943/44 - Saint Michel de Dèze
Description:

De haut en bas et de gauche à droite,
rang du haut : Valérie Mouton, Gabriac (fils du maire), Prejean, cousine de Gabriac, la "postière" (?), a7,
rang du bas : Pages, Francis Roche, Lucien Jalabert.

merci Francis


J’ai été ému et touché par le texte de Francis. En effet, Lucien Jalabert est né (ou en tous les cas a vécu) au Saut du Loup, Maison Platon, maison où je suis moi-même né.
Je n’ai pas eu la chance de le connaître, étant né bien plus tard que la fin de la guerre.
Tout petit, j’ai vécu à côté de sa maman qui était pour mon frère et moi comme une seconde grand-mère. Malheureusement, Madame Jalabert ne s’épanchait pas trop sur son passé (et ces évènements) … peut-être que mon frère et moi étions trop jeunes à l’époque pour comprendre comment de telles atrocités ont pu être commises, et surtout, je crois que la douleur était restée trop vive pour pouvoir parler de l’action de son fils.
Je me souviens que sur le buffet de Madame Jalabert, il y avait deux photos : l'une représentant un jeune homme blond et l’autre un homme dégarni, portant des lunettes, vieilli … à priori, deux personnes différentes. En fait, il s’agissait bel et bien de la même personne : Lucien.
Il m’a été raconté qu’un de mes grands-oncles Platon l’a côtoyé dans un bar à Rochebelle alors que Lucien était déguisé et ne l’a pas reconnu. Plus tard, en rendant visite à sa maman il lui a dit : "si lui ne m’a pas reconnu, personne ne me reconnaîtra".
Néanmoins, ma maman Simone et ma tante Maryse ont très bien connu Lucien ; il était un peu comme leur grand frère, un garçon jovial et décidé. Ma mère m’a rapporté que Lucien Jalabert avait dit : "Si je suis pris, tant qu’il me restera un souffle de vie, j’essaierai de m’échapper …". C’est là que je rejoins ce qu’a dit Francis : on a retrouvé une de ses chaussures et c’est sur lui que les waffen SS ont dû tirer alors que martyrisé et très souffrant certainement, il tentait malgré tout de leur échapper… Un jeune homme de 23 ans a pu faire ça, combien d’entre nous en auraient-ils été ou en seraient-ils capables ?
Lorsque je vais au cimetière de Salindres où sa dépouille est ensevelie à côté de ses parents, j’ai toujours le regret de ne pas l’avoir connu.
Je dirai simplement qu’on ne parle pas assez de ces hommes et ces femmes qui ont sacrifié leurs vies pour nos libertés (et ce que nous en faisons actuellement …).
Salindrois, quand vous allez sur la tombe de votre famille, n’oubliez pas d’aller sur celle de Lucien et des autres jeunes qui ont contribué à nous sauver de l’oppression. Ils sont morts jeunes, pour nous, pour nos libertés, pour notre avenir.
Ne les oublions pas … ils n’ont pas eu la chance d’arriver à l’âge que j’ai actuellement et je ne sais pas, si à leur âge, j’aurais agi de même.
Ce que j’écris est un peu triste, mais je crois que nous ne pensons pas assez à tous ces jeunes morts pour nous.

Bernard

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Origine: collection Denise Roche Reddet
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By Andrey Datso